Fidèle en cela au roman, le film dénonce efficacement - parce qu'avec réalisme - les exactions des multinationales qui ont fait "du monde leur clinique" comme le vante leur propre publicité qui traverse le film.
The constant gardener est aussi une piqûre de rappel quant au contrôle informatisé, global, effrayant, qu'exerce l'alliance des grandes firmes et des services secrets - des gouvernements, pour tout dire - sur les mouvements et l'intimité de tout citoyen. Ceci avec une brutalité raffinée qui n'a rien à envier à celle de la police kenyane.
Le talent de Ralph Fiennes est pour beaucoup dans cette réussite, lui qui réussit à se transfigurer à mesure que les épreuves s'abattent sur ce diplomate britannique si poli et propre sur lui - un type, on le sait, que John Le Carré affectionne.
Participe aussi à donner au film une autre dimension que l'ouvrage de Le Carré ... l'Afrique. Fernando Meireilles la filme comme un grand corps bouillonnant et magnifique qui étouffe et se convulse dans les haillons des habits d'enfants que le colonialisme lui avait fait revêtir.








A vouloir franchir coûte que coûte les barrières de classe, on risque de s'y accrocher. Et de quel côté retombera-t-on? La tragédie grecque servie comme un thriller que livre Woody Allen est captivante, les pulsions contradictoires qui tenaillent Chris, qui tient le rôle de l'aspirant parvenu, nous entraînent, oppressent physiquement.
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