Lundi 7 juillet 2008
Qu'elle est sinistre, cette Wallonie telle que la montre Bouli Lanners, ni plat pays, et moins encore pays de cocagne, mais une alternance de paysages indutriels à moitié désertés, de
routes perdues traçant leur voie dans une campagne hostile, et enfin la masse sombre des ardennes, animées uniquement, ou presque, de violents orages.L'animation, à dire vrai, n'est pas la qualité principale de ce road-movie belge : il se balance lentement à un rythme qui est celui du pourrissement, la décomposition.
Il faut dire que, au travers des rencontres improbables de personnages plus loufoques les uns que les autres (mention spécial pour "alain delon" qui offre au film sa tranche de francs rires), le personnage principl (incarné par le réaliateur lui-même) cherche à surmonter un deuil.
Voilà pourquoi il tente de sauver ce jeune cambrioleur à moitié décérébré qu'il surprend en revenant à son domicile, qu'il le prend sous son aile pour réparer ce qui peut l'être (ce qui, pour un professionnel de la retape d'automobiles américaines comme lui, n'est finalement guère étonnant).
On peut faire sans le regretter un bout de chemin avec ces deux être jetés par le hasard dans les bras l'un de l'autre, sans le regretter, en appréciant même la rencontre, les rencontres, qui jalonnent cet itinéraire, mais néanmoins sans s'enthousiasmer outre mesure. A vous de voir?

Cette valse-là est une valse macabre, une
valse avec la mort (c'est devant un portrait de Bachir Gemayel et sous des tirs incessants qu'un soldat pratique cette sorte de danse), autour du massacre commis par les phalangistes chrétiens
dans les camps de Sabra et Chatila.

Difficile sans doute d'accumuler autant de clichés, en prenant autant de temps, dans un seul film, que dans ce Loin de sunset boulevard d'Igor Minaiev.
Comédie douce, mélancolique, Ciao Stefano! n'évite pas toujours les écueils que l'on connaît trop bien en France, une certaine tendance à l'auto-apitoiement d'un quarantenaire qui est amené
à faire un bilan plus que mitigé de sa vie.




Après l'excellent "Eternal Sunshine", et le
moins excellent quoique parfois étincelant "
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