La confusion, Gentille s’y installe et n’en sort pas un instant. Seul objet suffisamment proche pour être scruté avec constance : un nombril, exhibé d’ailleurs plus souvent qu’à son tour devant la camera.
C’est celui d’Emmanuelle Devos, alias Fontaine Leglou, concubine indécise d’un nommé … Michel Strogoff (si).
Pour pimenter cette sauce, Sophie Fillières – réalisatrice mais encore dialoguiste - va tirer sur deux ficelles. La première: quelques images crues. Alors, voici des corps nus, des sexes, des excréments même, et bien sûr le nombril de Fontaine.
La seconde : faire rire. Avec un humour décalé – forcément. Et, parfois, admettons-le, on rit. Mais une succession de gags ne fait pas un film.
Il faut ajouter que, le plus souvent, ces crises existentielles se passent dans le milieu où vivent quotidiennement les cinéastes et leurs acteurs, celui de l’upper middle class parisienne au sens élargi, upper voire huppée, si affinités.
Pour quelques réussites, aux scénarios riches, aux personnages réussis (ainsi Va savoir ! de Rivette), où à l’humour grinçant et perçant (la cloche a sonné avec Lucchini), combien de délayage, combien d’ennui !
On ajoutera donc cette nouvelle pièce, gentillette, au tribut important que paye le cinéma à une société déprimée dont on ne s’étonnera décidément pas qu’elle se signale par sa consommation de tranquillisants.
La présidence du Groundland est heureuse de vous souhaiter un joyeux Noel et une longue à votre blog
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