Mercredi 2 novembre 2005
Un premier fait crève les yeux : des jeunes ont préféré se réfugier, si l'on peut dire, dans un endroit mortel plutôt que de risquer de se faire "contrôler" par la Police. C'est éloquent...
Deuxième fait: des condamnations ont été prononcées, sur la foi à en croire la presse du seul témoignage des dits policiers dont la réputation est établie mieux que tout par le premier fait.
Troisième fait: l'ensemble des forces politiques demande... toujours plus de policiers !
On ne peut être dupe des petites manoeuvres infra UMP auxquelles les voitures carbonisées fournissent une toile de fond. Cette fois-ci Villepin cherche à destabiliser Sarkozy .
Mais ce qui est en accusation, c'est leur politique, et elle est conjointe.
C'est la politique ultra sécuritaire, ultra réactionnaire, empruntée à Le Pen par Chirac, Villepin et bien entendu Sarkozy au lendemain de leur triomphe électoral de 2002 contre le premier cité. Celle des appels aux kärcher comme un petit facho de quartier, celle des insultes, du mépris, celle des expulsions de lycéens, de la mise en place de camps de rétention jusque pour les nourrissons.
Cette politique mène à la catastrophe. Et l'isolement sur le plan politique des "émeutiers", mais plus largement de leurs familles, des habitants des cités, la complète. Sauf bouleversement politique, les évènements de Clichy sous bois sont un signe avant coureur, non pas d'une explosion sociale, mais de l'explosion d'une bombe à fragmentation sociale.
Deuxième fait: des condamnations ont été prononcées, sur la foi à en croire la presse du seul témoignage des dits policiers dont la réputation est établie mieux que tout par le premier fait.
Troisième fait: l'ensemble des forces politiques demande... toujours plus de policiers !
On ne peut être dupe des petites manoeuvres infra UMP auxquelles les voitures carbonisées fournissent une toile de fond. Cette fois-ci Villepin cherche à destabiliser Sarkozy .
Mais ce qui est en accusation, c'est leur politique, et elle est conjointe.
C'est la politique ultra sécuritaire, ultra réactionnaire, empruntée à Le Pen par Chirac, Villepin et bien entendu Sarkozy au lendemain de leur triomphe électoral de 2002 contre le premier cité. Celle des appels aux kärcher comme un petit facho de quartier, celle des insultes, du mépris, celle des expulsions de lycéens, de la mise en place de camps de rétention jusque pour les nourrissons.
Cette politique mène à la catastrophe. Et l'isolement sur le plan politique des "émeutiers", mais plus largement de leurs familles, des habitants des cités, la complète. Sauf bouleversement politique, les évènements de Clichy sous bois sont un signe avant coureur, non pas d'une explosion sociale, mais de l'explosion d'une bombe à fragmentation sociale.

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