Lundi 18 juin 2007
Oui, un conseil d'ami : si, comme les personnages principaux de ce
film taïwanais, vous ne voulez pas dormir seul, ne venez pas seul vous abîmer devant ce film dans les salles obscures!Esthétiquement, sans nul doute, on trouvera et appréciera même le rendu de la beauté de la nuit de Kuala Lumpur, dont les couleurs sombres tranchent avec le jour gris, mat, blafard qui sépare deux scènes nocturnes.
Parfois même, pensivement, on se dira (si l'on a compris) que ce film porte un regard tendre sur les créatures semi-spectrales et esseulées qui hantent ces rues malaises et tentent de surnager dans cet océan de solitude en tentant de s'approprier par tous les moyens celui qui vient d'ailleurs, un travailleurs chinois immigré que des escrocs malais à la petite semaine ont laissé à moitié mort.
Mais le rythme est étouffant de lenteur, enrobé qui plus est dans un silence certes symboliques, mais pesant (au contraire, pour prendre cet exemple d'intervention divine, film palestinien dans lequel l'absence de dialogue était en soi seul un cri).
Seules dérident la surface impassiblement orientale de la pellicule les tribulations d'un matelas, véritable radeau de la méduse des naufragés
sociaux de cette Asie tropicale.Et l'on finit presque asphyxié, comme cette ville noyée dans la fumée des incendies qui finit par éteindre toutes les braises de ce film. De la même manière que les dits incendies se sont allumés dans un pays voisin, le spectateur, même patient, devra chercher le feu dans d'autres films, voire dans la salle, mais alors du côté de sa voisine....

C'est au rythme lent des balancements du fleuve que
Voici un documentaire qui vaut amplement le détour. 
Le "cycle de Terremer", série de romans d'Ursula Le Guin, sont des ouvrages empreints d'une poésie sincère, nourris d'une vraie réflexion sur l'humanité, ses forces et ses faiblesses, sur les rapports entre homme et femmes. Ce sont des ouvrages qui insistent sur la force la parole quand elle dit ce qui est, vérité qui est à la base de la magie qui règne dans cet archipel imaginaire où passent des dragons comme des éclaireurs prométhéens de ce monde.
C'est de cette suite de livres dont s'inspire la dernière production des studios Ghibli, Myazaki fils succédant pour l'ocasion à Myazaki père. Il y avait matière dans ces contes à inspirer un, sinon des films capables d'émouvoir et de surprendre, même sous cette forme d'animation.
Sans doute, sans doute, existe-t-il des circonstances aggravantes. Se nommer Cassavettes par exemple, et être incapable de s'élever dans un film au dessus des standards des séries TV américaines en fait sans doute partie. Exhiber en passant une affiche d'Al Pacino (Scarface, certes, qui sert surtout de énième cliché dans un film qui en déborde) ne peut également amener qu'à la conclusion que cet homme-là sait ce qu'il fait.... si mal. "Comment en sont-ils arrivés là" demande l'affiche? Encore une circonstance aggravante : tel n'est pas le propos du film.
Voilà un drôle d'objet cinématographique... Comme souvent quand la passion des animaux est aux manettes, le manichéisme et le simplicisme de façade sont au rendez-vous. "
Sous ses airs de petite chronique d'une vie ordinaire,
On se souvient encore du 
"Prenez un enfant et faites en un roi"...
Et c'est d'ailleurs plutôt sous la forme d'un thriller qu'en film politique que
Lynch est un cinéaste de la
Le plateau de cinéma devient, avec ses recoins, ses couloirs, comme une projection de son inconscient à elle torturé, parsemé de dédales en vrac aboutissant sur l'une où l'autre des dimensions qu'explore Lynch, hier, demain, ici ailleurs, dehors, dedans... en un long dérapage plus ou moins contrôlé.
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